l'air est doux ; la voix est claire ; l'entrave est absente... hier, accablante
les sons travaillent notre cerveau dans l'harmonie des ondes—musicales et cellulaires
le réveil, progressif et tendre, prend lentement son essor... c'est un décollage ouaté et lunaire, propice aux sensitivités ascensionnelles et déchirantes
je me tiens prête
c'est le fruit du Tantra
l'immonde, un temps repoussé et caché dans le réservoir des attentes malignes
...
et il y a ceux qui y vont ! qui, franchement, se font du mal pour le mieux des autres ; qui se donnent avec coeur à la situation, qui plongent dans la douleur du prochain et se perdent dans l'acte sauveteur
sans ivresse, il se fondent dans la demande de ce qui vient, qui crie et qui appelle, chaque fois selon des tons différents
tout comme leur action, ils sont éphémères ; tout comme leur efficience, ils sont infinis... dans le Bien
ce que j'écris est une culpabilisation authentique : mais aussi une comparaison inutile et une désincarnation malheureuse ; un déplacement stupide, une exclusion faussée, une désillusion pauvre
chacun, même moi !—là où je me sens faible, surtout
chacun, même toi !—là où tu te trouves, radicalement