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comme il devait l'être

des lendemains qui tiraillent ; un présent distendu déjà...

je ne guette plus ; du moins, je ne le veux plus... je m'abandonne à mon mal, pour le défigurer à sec, dans l'humeur et la stupeur

je ne sais plus ce que je fais : l'énergie, rentrée, s'exprime subitement, affolée, en des actes non-circonstanciés ; la pression génère la violence

... et la Sagesse, la guérison

car je me vois ; car je ne me laisse pas... virer de bord : avec constance, je prends soin de moi

j'éveille ma prudence et constate mes réserves—mes attaques et mes rétractations

je vais et je viens... pour faire circuler les chemins, valdinguer les frontières, trembler les territoires et animer ceux qui les habitent

je loge en dehors de 'chez moi', dans une maison troglodyte qui n'a pas de toit

je prends l'eau et le vent, le soleil et la crasse : accrochée au flanc, je cramoisis sur place

le rocher est froid, anguleux et lisse

le rocher est géant : il s'élève, telle une falaise perdue dans la nature du ciel ; il s'élève pour faire allégeance aux dieux

les mal-sauvés

rien n'éclate

le cri est strident ; le resserrement crispant ; à une tête de l'océan, l'atmosphère est sclérosant

une femme, rien qu'une... et l'eau désespère sa marée, et le feu accumule ses démons, et la glace régénère son emprisonnement

les dualités s'agressent en un litige dément ; les raisons s'agglutinent dans le noir de caissons éphémères ; les coeurs se coltinent de la pourriture sur des plaques de verre

l'insuffisance est première ; je catapulte mon impuissance et ma misère... dans un environnement totalitaire, sans prise sur la réalité native

la haine saisit 'sa reine', seule contre l'apôtre de la maîtrise et de la tranquillité : mais rien n'est sous contrôle

ainsi tremble la terre

ainsi s'ébranlent les os... pour une aigreur maternelle, pour un sommeil grandissant ; pour une journée de calvaire, pour un hiver prochain ; pour un brin de néant, pour un élan surgissant

justice ! clarté ! bienveillance ! vis-à-vis des choses telles qu'elle sont—sans voile obstruant, sans filtre avilissant

quel est ce meurtre, à portée de deuil grandissant ?

quelle est cette agonie, en lente et cruelle stagnation ?

quel est cet éblouissement, de l'Eglise apparente dislocation ? dans l'affect déviant—avivé, ordonné !... perturbé, harassé

... la Vie se noue d'un cran

la colonne entière, purulente, libère poussivement son liquide gras et épais ; à la surface, une gangue se forme, séchée au soleil jusqu'à durcir définitivement

cet animal, cette sorte de limace—blanc d'oeuf jaune-vert, mousseux—c'est moi dans le fer

je ne suis pas autrement

cette substance, je la bave de détresse, sans plaisir, ni justesse

comme cela, l'instant est vivant et le Tantra purement Animal

la qualité de la survie se mesure à l'aune de la fluidité sanguine—sans grumeaux

je te regarde, mais ne te vois pas : le courant est éteint ; les flux atrophiés cherchent une issue dans l'aggloméré

entre nous, le fiel

cela, je ne sais pourquoi

c'est un vent, juste un vent ; un tournant lent, un passage temporaire, une poussée dans l'accouchement du présent

chaque jour, se défaire... sans plaire

chaque heure, revisiter sa plaie—sans plainte, ni sentiment

... dans un océan d'équanimité

trop hâte qui vienne le Tantra ; trop hâte de délivrer en moi la Lumière... pour l'irradier, sans plus avec l'autre de crissements ou de pourparlers

et si je n'ai plus rien à dire, qui s'intègre peu ou prou dans la rengaine, je partirai

je m'achèverai... sans sursaut vital—sans soubresaut nerveux, ni plainte cardiaque

l'écrit est ma vie, actuelle ; l'écrit est "mon monde" d'articulation dans le psychique et de jouissance dans le subtil ; il forge ce que je deviens

mon écrit, semble-t-il, ne se partage pas

dans l'atmosphère, seul, sans écho, il s'évanouit et s'épanouit... dans d'autres dimensions

mon écrit n'a pas taille humaine ; simplement, il écoute l'Ange ; librement, il fait descendre et remonter les messages de ma connivence avec 'le monde', dans lequel péniblement je m'insère

... un monde plus grand et plus vivant que celui soupçonné apparemment

... un monde plus fort et plus vigoureux que celui qui épuise nos raisons

j'ouvre les vannes et laisse couler le fluide béni et valeureux : je sais qu'il détient sa vérité—proche de celle du Ciel

alors le sol agrandit sa faille... au jet de chaleur éclatant, au paysage sous-jacent éblouissant

du haut et du bas, des cimes et de la profondeur, se dévoilent les véritables Acteurs de nos vie, en surface réduites à si peu

l'Invisible crie... sublime et limpide