Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est nature. Afficher tous les articles

... dans les combes

les combes se retrouvent seules, d'avoir trop vocalisé sur des ondes centenaires

les combes se savent habitées, du seul animal encore parfois bien disposé

il avance sur le sentier à pas de loup ; il guette le son qui le dirigera, vers une source peut-être ; il ne s'embarrasse d'aucune saison : toutes l'accueillent dans un écrin de flocons, dans un faisceau de rayons

les couleurs des combes deviennent vives : l'eau, les conifères, l'humus et le soleil sur leurs flancs reluisent

tel un métronome, chaque aiguille tressaille et se dresse au bruit de l'appel : au diapason, quelque chose l'ensorcelle

les combes comblent leur être viscéral—à la silhouette invisible, au feutrage inaudible, à l'ombre invincible

les pins et leurs pommes alors tombent de douleur

trop de regrets dans le deuil de la cascade ; trop d'abstinence dans le renoncement aux feux-de-joie

un seul foule le périmètre et réactive la forêt—qui respire, triste et bannie, recluse et honnie

son sombre, la nuit, fusionne avec la pluie

son clair, de jour, frisonne avec l'envie