les combes se retrouvent seules, d'avoir trop vocalisé sur des ondes centenaires
les combes se savent habitées, du seul animal encore parfois bien disposé
il avance sur le sentier à pas de loup ; il guette le son qui le dirigera, vers une source peut-être ; il ne s'embarrasse d'aucune saison : toutes l'accueillent dans un écrin de flocons, dans un faisceau de rayons
les couleurs des combes deviennent vives : l'eau, les conifères, l'humus et le soleil sur leurs flancs reluisent
tel un métronome, chaque aiguille tressaille et se dresse au bruit de l'appel : au diapason, quelque chose l'ensorcelle
les combes comblent leur être viscéral—à la silhouette invisible, au feutrage inaudible, à l'ombre invincible
les pins et leurs pommes alors tombent de douleur
trop de regrets dans le deuil de la cascade ; trop d'abstinence dans le renoncement aux feux-de-joie
un seul foule le périmètre et réactive la forêt—qui respire, triste et bannie, recluse et honnie
son sombre, la nuit, fusionne avec la pluie
son clair, de jour, frisonne avec l'envie