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comme il devait l'être

des lendemains qui tiraillent ; un présent distendu déjà...

je ne guette plus ; du moins, je ne le veux plus... je m'abandonne à mon mal, pour le défigurer à sec, dans l'humeur et la stupeur

je ne sais plus ce que je fais : l'énergie, rentrée, s'exprime subitement, affolée, en des actes non-circonstanciés ; la pression génère la violence

... et la Sagesse, la guérison

car je me vois ; car je ne me laisse pas... virer de bord : avec constance, je prends soin de moi

j'éveille ma prudence et constate mes réserves—mes attaques et mes rétractations

je vais et je viens... pour faire circuler les chemins, valdinguer les frontières, trembler les territoires et animer ceux qui les habitent

je loge en dehors de 'chez moi', dans une maison troglodyte qui n'a pas de toit

je prends l'eau et le vent, le soleil et la crasse : accrochée au flanc, je cramoisis sur place

le rocher est froid, anguleux et lisse

le rocher est géant : il s'élève, telle une falaise perdue dans la nature du ciel ; il s'élève pour faire allégeance aux dieux

tu es un chat

en soi, puiser la source du ventre endolori, de la poitrine serrée, de la gorge séchée

les voies respiratoires écoulent un souffle sourd et court, un râle grave et puissant

je lévite au pays de l'inconstance, dans les neiges de l'ignorance, soutenue par un air peu portant

je virevolte de manière dissociée, ne me rattrape à rien... de nous

les moineaux autour de moi se sont dispersés : ils ne reviendront plus

seule, en mon âme robuste, je m'écroule : dans l'intime, je me rétracte et m'enroule, comme un poussin dans son oeuf ; mon oeil, ma lucarne, ne distingue plus rien de mal ou de bien : il ne sait

il persiste à s'obscurcir et, comme pris au piège d'une cataracte, il se sensibilise au pur 'dedans'—avec ses crépitements et ses scintillements

aucune forme ; aucune couleur : tout est blanc, opaque et aveuglant

...

et puis, vient l'accalmie : je me laisse couler dans la détente, et jouir dans le coeur abandonné au vivant

je n'ai plus peur ; je ne cercle plus mes terres blanches et caresse mes humeurs rosées

la Tendresse ouvre des espaces—auprès desquels se délecter, au fond desquels se blottir... pour ne plus rêver

la Tendresse accapare mes perspectives... modestes, accompagne mes délivrances... sincères : la poche rompue fuit de tout son venin, de tous ses câlins